Colloque : Renoncement et accès aux soins : de la recherche à l’action.

Ce Colloque s’est déroulé les 6 et 7Juin à la Cité des Sciences et de l’Industrie.

La collaboration entre l’Assurance Maladie et l’Odenore sur le renoncement et l’accès aux soins a vu le jour il y a cinq ans. Le colloque « Renoncement et accès aux soins : de la recherche à l’action » a vocation à restituer les résultats des travaux menés dans le cadre de cette collaboration et, surtout, à les mettre en discussion auprès d’acteurs institutionnels, de chercheurs, d’étudiants, d’acteurs associatifs, de professionnels de terrain, de toutes personnes impliquées ou concernées, d’une manière ou d’une autre, par la production de connaissances sur l’accès aux soins, la lutte contre des phénomènes tels ceux du non-recours ou du renoncement et l’amélioration de l’accès aux soins de santé.

Agissons ensemble !

L’AOI, ONG reconnue d’utilité publique, dispose d’une expérience de plus de 30 ans dans des pays aux situations géographiques, politiques et socio-économiques différentes. Elle agit sur une logique de durée, de prévention et de compréhensions mutuelles. Cela se concrétise par des actions reconnues et intégrées dans les politiques de santé nationales et régionales. Lire la suite

Des bénévoles pour le réseau social dentaire du val de marne

Pour le réseau Social Dentaire du Val de Marne, l’AOI recherche des praticiens bénévoles (retraités ou en exercice) susceptibles de donner un peu de temps pour renforcer ses activités d’accompagnement à l’accès aux soins.

L’objectif du réseau est de permettre à des personnes en renoncement aux soins dentaires pour des raisons financières et/ou socioculturelles et en situation de vulnérabilité socio-économique de reprendre une démarche de santé dentaire dans des structures de soins de droit commun adaptées aux spécificités de leur situation médico-sociale.

Pour plus d’informations appeler le 01 57 63 99 68

Réseau Social Dentaire du Val de Marne

4_LOGO_SC_BASELINE_CARREL’AOI a un agrément pour 3 ans pour accueillir des volontaires dans le cadre du Service Civique.

Jeanne Rita Ntsama a rejoint l’équipe du réseau le 3 avril pour 10 mois. Elle est  en Master 2 Sociologie Pratiques et Politiques Locales de  Santé à l’Université des Sciences et Technologie de Lille.

Jeanne participe  :

– à la coordination du réseau (mise en place et suivi de partenariats avec les travailleurs sociaux, organisation et plannings des activités, travail en équipe),

– à la sensibilisation du public,

– à l’information et au suivi de l’accès aux soins, soit dans les structures sociales (actions collectives, permanences d’information) soit par téléphone,

– à l’animation des réseaux sociaux.

Opération microDON au Monoprix de Meudon

1160-img-0e496cfc324e4480188590404d4af43fOpération carte microDON*

 

Les 9, 10 et 11 décembre,   le temps d’un week end, des associations locales des Hauts de Seine invitent les citoyens à les soutenir à l’aide de la carte microDON : cette carte dotée d’un code-barres permet de faire un don de 2€ ou plus en caisse.

Faites un beau geste contre le renoncement aux soins dentaires !

Pour participer à l’opération microDON, l’AOI vous donne rendez-vous :

– au MONOPRIX de Meudon (92) les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 décembre,

ou

– sur le site microDON jusqu’au 18 décembre.

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*MicroDON est une entreprise sociale agréée solidaire dont le coeur de métier est le développement d’outils innovants de levée de fonds pour les associations.

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1er juillet 2016 : Le site sur l’accès aux soins bucco-dentaires actualisé !

ACCESAUXSOINSLe site sur l’accès aux soins bucco-dentaires a été mis en place avec le soutien de la Direction Générale de la Santé. Il est régulièrement mis à jour.

Quels objectifs ? Améliorer l’accès aux soins dentaires des personnes les plus vulnérables et contribuer à la réduction des inégalités sociales de santé.

Pour qui ? Toute personne cherchant des informations sur l’accès aux soins bucco-dentaires : patients, chirurgiens-dentistes, professionnels de structures sanitaires et sociales, etc.

Quel contenu ? Les informations nécessaires pour accéder aux soins dentaires telles que – des informations sur la protection sociale : Laquelle pour quelle situation ? Sous quelles conditions ? Comment faire mes démarches ? Quels sont mes droits et comment les faire appliquer ? Quels soins bucco-dentaires sont pris en charge ? Ou trouver de l’aide pour faire valoir mes droits ?

– des informations sur l’offre de soins : Ou me faire soigner ? Quels sont les structures composant l’offre de soin ? Quels sont mes droits et mes devoirs ? Quels sont les droits et les devoirs du praticien ?

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Rencontre sur le réseau social dentaire du 94

AOi essai04Comme l’an dernier,   l’AOI a organisé une rencontre sur le réseau social dentaire du Val de Marne avec ses partenaires le 16 avril dernier.  Cette réunion a été  l’occasion de  présenter :

–          des données sur le public accompagné et sur les parcours qui permettent d’accéder aux soins dentaires,

–          les nouveaux flyers et affiches de communication sur le numéro de téléphone vert.

Analyse de livre parue dans la revue « Santé Publique »

imagesEn finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté
Jean-Christophe Sarrot, Bruno Tardieu, Marie-France Zimmer, Préface Dominique Baudis
Ivry-sur-Seine (France) : Coédition Éditions de l’Atelier, Collection Social ECO HC ; 2014. 220 p
Alors que les inégalités sociales de santé constituent une priorité de santé publique, il est bon de lire, relire et faire lire ce petit livre (220 pages, quand-même, mais en format In-12), seconde édition, enrichie, d’un opuscule paru en 2013, et préfacé par Dominique Baudis, alors Défenseur des droits. Les 33 000 exemplaires de ce premier tirage ont été diffusés en moins d’un an. En 2014, pour un prix de 5 €, permis grâce à la solidarité inter-associative, ATD Quart Monde nous apporte 104 réponses argumentées, bibliographie à l’appui, à des assertions fréquemment entendues dans la population mais aussi de la part des professionnels.

Dans Politis, lors de la publication de la première édition, Ingrid Merckx citait brièvement quelques-unes des réponses :

« Oui, le système de protection sociale atténue les impacts de la pauvreté. Non, les gens qui vivent à la rue ne l’ont pas choisi. Si, les sans-abri veulent travailler : en 2001, 36 % étaient en recherche d’emploi. Non, la pauvreté ne peut pas arriver à tout le monde : elle résulte d’un cumul de difficultés (rupture familiale, licenciements, placements dans l’enfance). En revanche, la peur de se retrouver sans domicile est très répandue. Non, les pauvres ne font pas des enfants pour toucher les aides : malgré les aides, choisir d’avoir des enfants, c’est choisir de vivre avec moins d’argent par personne. Non, les pauvres ne profitent pas des aides : le taux de non-recours atteint 50 % pour le RSA, 29 % pour la CMU complémentaire, 62 % pour le tarif spécial solidarité d’EDF, 50 à 70 % pour les tarifs sociaux dans les transports urbains. Non, on ne gagne pas plus avec le revenu de solidarité active (RSA) qu’avec le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : les familles qui galèrent avec le Smic galèrent encore plus avec le RSA. Oui, les pauvres peuvent posséder un téléphone portable et un écran plat : mais ce ne sont pas des indicateurs de richesse, contrairement au fait de posséder une voiture ou de manger de la
viande, par exemple. Non, les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) n’en profitent pas pour faire des soins de confort : leur consommation de soins est légèrement supérieure à la moyenne mais leur état de santé moins bon. Si, les pauvres paient des impôts : ils échappent à l’impôt sur le revenu mais paient la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les taxes sur les alcools et le tabac. »
Point n’est besoin d’argumenter plus avant. Dans son avant-propos, Marie-France Zimmer écrit « Les préjugés sur les pauvres sont trop répandus dans notre société. […] Pour  répondre à tout ce que l’on entend sur eux et sur nous, il est important de se référer à des
études et des chiffres officiels. Vous n’imaginez pas combien c’est vital pour nous ». Marie-France, membre de la Délégation nationale d’ATD Quart Monde France, sait ce que pauvreté veut dire et peut légitimement parler à la première personne. « Les pauvres sont les meilleurs experts de la pauvreté » disait Joseph Wresinski, fondateur d’ATD. Les écouter, les considérer dans leur richesse d’experts de ce qu’ils vivent, et dans leurs autres richesses, agir contre les préjugés, c’est lutter contre les inégalités sociales, et ce petit livre
peut y contribuer.
Jean-Pierre Deschamps

Analyse de livre  parue dans Santé Publique 2014/6 (Vol. 26)