Prévention des Infections liées aux soins à Madagascar : un atelier pour le projet dans 3 hôpitaux

DSCN1846De retour d’Antsirabé, l’équipe de l’AOI à Madagascar (Coef Ressouces), a rendu compte du bon déroulement de l’atelier du vendredi 14 novembre. Suite à l’évaluation réalisée en septembre dernier, cet atelier avait pour objectif de formaliser l’écriture du projet des trois hôpitaux sélectionnés. Quatre personnes de chaque hôpital y ont participé ainsi que les médecins inspecteurs des trois districts sanitaires : cette forte implication montre que ce projet d’appui pour la prévention des infections liées aux soins est important et offre des garanties pour l’avenir.

Six thèmes ont été abordés au cours de cet atelier

1. Contexte et justification du projet,

2.Situation actuelle et proposition de protocoles concernant la pré-désinfection, la stérilisation, le tri des déchets et le conditionnement des instruments.

3. Situation actuelle et proposition de réaménagement en matière de local/infrastructure pour accueillir la stérilisation centrale,

4. Situation actuelle et besoins en matière de matériels par service et pour la stérilisation centrale,

5. Situation actuelle en matière de personnel et proposition d’organisation du staff pour le fonctionnement de la sécurité des soins,

6. Système de pérennisation de la sécurité des soins.

Tout ce travail doit encore être approfondi, notamment le système de cotisation des patients pour pérenniser la sécurité des soins. Le projet doit aussi recueillir toutes les signatures des autorités compétentes.

Cambodge : amélioration de la qualité des services dentaires

cambmars2013L’AOI appuie le Ministère de la santé pour l’amélioration des services de soins au Cambodge. Depuis 2010, 14 hôpitaux ont été rénovés (Angkor Cheï, Bati, Prey veng, Kompong chnang, Pursat, Kompong thom, Takeo, Prey chor, OD south, Svay rieng, Chouk, Neak lueng, Kirivong, Siem Reap). 10 Centres de santé ont également été appuyés en 2013.

carte hopitaux

Voir les publications en 2014 sur le projet:  1  2

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Cambodge : Amélioration de la qualité des dentifrices disponibles

préventionUn contrôle de qualité des dentifrices a été menée fin 2012, les résultats viennent d’être publiés. Ils montrent une amélioration de la qualité des dentifrices sur le marché avec des niveaux de fluor plus élevés pour la plupart des marques analysées, en comparaison avec l’étude précédente menée en 2007. Voir les résultats.

Voir la page  Cambodge pour plus de détails sur le projet

L’Epicerie solidaire et la santé

Image1L’AOI a été sollicitée par une Epicerie Solidaire développant son activité à Saint-Brévin-les-Pins, à quelques kilomètres de Saint Nazaire. L’approche des personnes en difficultés y est très semblable, dans sa conception, à la démarche de l’AOI dans la mission France. L’Epicerie Solidaire voit dans le rétablissement de la santé, l’occasion de rétablir ou de maintenir le lien social.

La tenue de l’AG de l’AOI à Nantes, le 13 juin dernier, a constitué une opportunité pour cette association d’entrer en relation avec l’offre de soins locale. Jean Peyron, Président de l’Epicerie Solidaire Brevinoise et Julie Gérard, Conseillère en économie sociale et familiale, ont pu échanger sur le thème – santé et précarité – avec les professionnels de santé présents. Ils ont commenté les résultats d’une enquête de santé réalisée fin mai-début juin au sein de l’Epicerie.

L’enquête s’est adressée à 65 familles fréquentant l’Epicerie solidaire pendant cette période. Elle laisse apparaître les résultats suivants :

Les besoins
Pour 75% des répondants, la santé est une de leurs préoccupations principales, que ce soit pour eux ou leurs enfants. Si 67% des usagers connaissent le bilan de santé gratuit de la Sécurité Sociale, 12,5% d’entre eux ne consultent jamais de spécialiste.
54% des personnes interrogées disent avoir besoin de soins qu’elles n’effectuent pas pour le moment. La majorité d’entre elles évoquent des raisons financières. D’autres raisons sont aussi invoquées : phobie, attente ou manque de temps.

Les freins
82% des personnes sont freinées par le coût des soins restant à leur charge. Les plus cités sont :

  • les soins dentaires (28%)
  • l’optique (21%)
  • l’orthodontie (7%)

Le coût des médicaments et les dépassements d’honoraires sont aussi évoqués.

Les aides
Lorsqu’on demande aux personnes si elles ont connaissance des revenus mensuels permettant d’accéder à la CMU ou à l’Aide à la Complémentaire Santé (ACS), la moitié des personnes ne peut répondre, l’autre moitié prend les minima sociaux comme référence (RSA, AAH, ASS…).
8% des usagers, n’ont pas de complémentaire santé, qu’il s’agisse de la CMU-C ou d’une autre mutuelle. Ces personnes ne savent pas qu’elles pourraient bénéficier d’une Aide à la Complémentaire Santé (ACS) ou de la CMU-C.
Enfin 32% des personnes ayant répondu ont été confrontées à un refus de prise en charge médicale parce qu’elles sont bénéficiaires de la CMU.

Cette enquête fait donc ressortir pour la population interrogée une réelle problématique concernant l’accès à la santé, malgré les systèmes d’aides existants, et des besoins en soins dentaires importants non satisfaits.

Pour conclure, les intervenants précisent que leur souhait n’est pas de créer une structure de santé au sein de l’association, mais de tenter d’améliorer l’accès aux soins pour les personnes en difficulté. Elles évoquent l’idée de favoriser les contacts avec les référents locaux dans les différents domaines de santé.

Cambodge : collaboration du ministère de la Santé et de l’AOI

OLYMPUS DIGITAL CAMERADepuis le début de sa présence au Cambodge en 1998, l’AOI soutient les institutions locales dans leur démarche d’amélioration de la santé des populations.

Dans une interview parue dans le Chirurgien-Dentiste de France n° 1624 du 26 juin 2014, le Dr Hak Sithan qui dirige le secteur dentaire au ministère de la Santé a présenté un bilan de l’action menée avec l’AOI pour la prévention des infections liées aux soins dans les hôpitaux.

 

Lire l’article

 

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 Zone de traitement de l’instrumentation avant et après réhabilitation

Sur l’île rouge

mada 2Depuis qu’il a rejoint l’AOI en 1998, Madagascar n’a presque plus de secrets pour Christophe Herran.

Pour La Lettre de l’Ordre, il a accepté d’évoquer les conditions et la richesse de son expérience. Il précise comment, ici comme ailleurs, l’AOI s’inscrit dans une démarche d’aide au développement avec un rôle d’appui et de conseil et souligne les conditions de pérennisation des actions.

Pour en savoir plus, téléchargez l’entretien paru dans La Lettre n° 127

 

Cambodge : découverte d’un projet de développement

P1650830Deux étudiants, en fin de 6e année, Vincent Goldberg et Roddy Kheng, bénéficiaires d’une bourse du Conseil départemental de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes de l’Indre et de l’Union régionale des professions de santé (URPS) du Centre, ont pu se rendre au Cambodge pendant un mois en 2013 et découvrir le projet AOI.

Faisant suite à la découverte de ce projet de développement, ils viennent de soutenir leur thèse, obtenant les félicitations du jury. Pour découvrir leurs impressions téléchargez l’article paru dans le Chirurgien Dentiste de France n° 1615-1616 du 17-24 avril 2014.

La transparence des comptes

Parler d’argent est souvent délicat, voire tabou. Parler de financement provoque immanquablement des interrogations sur les circulations financières et d’impalpables dispersions. Parce que les projets soutenus ne peuvent se monter et encore moins être pérennisés sans financement, l’AOI explique son fonctionnement et exprime son besoin de soutien par chacun de nous. Téléchargez l’article

Prévention scolaire au Cambodge

Dans le cadre de l’appui à l’équipe du ministère de la santé, l’AOI poursuit son soutien sur plusieurs axes. Parmi ceux-ci, un article, paru dans le CDF n° 1609 du 6 mars, présente le développement de programmes visant à lutter, en particulier, contre la carie dentaire, les maladies intestinales et respiratoires et plus particulièrement la prévention dans les écoles primaires et les maternelles.

2 Rampe à eau et brossageAu niveau national, ce programme de prévention scolaire est actuellement mené dans 260 écoles dont 4 écoles pour handicapés et touche 82 000 enfants.
Les activités développées sont le brossage avec du dentifrice fluoré, le lavage des mains et l’éducation à l’hygiène qui s’appuient sur des démonstrations pratiques dans les écoles et la communauté.

 

3 Lavage des mains

Au travers du cas de l’école de Lug Veak à Kampong Chnang, on découvre le déroulement quotidien du programme pour lequel le budget d’installation des rampes à eau a été inférieur à 2000 $US afin d’assurer la reproductibilité du programme dans d’autres écoles. Le coût annuel par enfant est estimé à 0,50 $US (dentifrice, savon, brosse à dents).

Les effets attendus du programme sont la réduction des infections et de la carie dentaire, et, par voie de conséquence, de l’absentéisme scolaire. Son succès repose sur sa simplicité et  son faible coût et sa pérennité sur l’implication du gouvernement, des enseignants, des parents et des communautés locales. Téléchargez l’article

20 mars : rencontre autour des activités du Réseau Social Dentaire (RSD) du Val de Marne

A l’initiative de l’AreseauOI qui intervient dans ce département depuis 1996 et a repris, en 2012, le RSD dont elle était l’un des acteurs depuis sa création en 2005, une réunion de présentation des activités de ce Réseau a eu lieu le 20 mars à l’hôpital Charles Foix d’Ivry sur Seine.

Rappelons que l’objectif du RSD est de faciliter l’accès aux soins dentaires de personnes en  situation de précarité par l’information et l’accompagnement, en s’appuyant sur des partenariats avec des structures sociales et sanitaires. Jusqu’alors centré sur Ivry sur Seine et Vitry sur Seine, il va s’étendre sur d’autres communes du Val de Marne.reseau 2

Le réseau est une action à la charnière des secteurs sociaux et médicaux qui vise un public précaire en renoncement aux soins dentaires. L’importance du renoncement aux soins des personnes précaires est bien connu. La santé dentaire étant bien un des facteurs de la spirale de la précarité. La problématique fait intervenir plusieurs types d’obstacles, c’est leur intrication qui fait la complexité de l’accès aux soins dans notre domaine et qui fait que les réponses efficaces sont individuelles.

Au cours de la séance, une présentation des activités 2013 et des perspectives a été faite  aux partenaires institutionnels et associatifs venus pour partager les attentes et les réflexions sur l’avenir du réseau.

Pour en savoir plus :

Site accès aux soins des personnes démunies

Publication dans le CDF Janvier 2013 concernant le renoncement aux soins

Quiz – Renoncements aux soins dentaires et précarité en France – novembre 2012