Conférence : Amélioration de la qualité des soins dans les centres de santé à ressources limitées

« Amélioration de la qualité des soins dans les centres de santé à ressources limitées »

Ikeda Noriaki2Le Dr Noriaki  Ikeda , DDS – PhD – Senior Medical Advisor – Bureau of International Medical Cooperation – National Center for Global Health and Medicine (NCGM), Japon,  a présenté  le mardi 19 mars à Montrouge son expérience dans 15 pays africains  (Madagascar,…)sur l’amélioration de la qualité des soins par la méthode 5S Kaizen TQM développée au Japon.

Cette approche 5S es500px-Carte_5St un processus en 5 étapes d’optimisation de l’environnement du travail dans les centres de santé par des méthodes simples et peu onéreuses utilisant les ressources existantes limitées. Une démarche graduelle et douce qui s’oppose au concept de reforme brutale du type «  on jette le tout et on recommence à neuf ».

Le Kaizen repose sur des petites améliorations  faites au quotidien, constamment. C’est d’abord un état d’esprit  qui nécessite l’implication de tous les acteurs.

Le 5S est une technique de management  japonaise  élaborée par Toyota :

  • Oter l’inutile
  • Ranger
  • Dépoussiérer, Découvrir les anomalies
  • Rendre évident
  • Etre rigoureux

L’amélioration de la qualité des soins  n’est pas facile, la méthode 5S  est un outil  qui y contribue.

PNUD : Rapport sur le développement humain 2013 – Indices et données par pays

PNUDLe Rapport sur le développement humain 2013,  «L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié», examine le changement profond de la dynamique mondiale guidée par les puissances rapidement émergentes du monde en développement et les conséquences importantes de ce phénomène pour le développement humain. Le rapport identifie plus de 40 pays dont les progrès en matière de développement humain au cours des dernières décennies ont été plus rapides que prévu et se sont intensifiés durant les dix dernières années. Le rapport analyse les causes et conséquences des réalisations de ces pays ainsi que leurs défis actuels et futurs.

A retenir

  • Aujourd’hui, les pays du Sud dans leur ensemble fournissent près de la moitié de la production mondiale, contre un tiers en 1990
  • L’Amérique latine, inversement aux tendances globales, a vu chuter ses inégalités de revenu depuis 2000
  • Il existe une corrélation positive entre les investissements publics antérieurs dans des infrastructures sociales et physiques et les progrès réalisés dans l’indice de développement humain
  • Les pays en développement entretiennent davantage de relations commerciales entre eux qu’avec les pays du Nord, et cette tendance pourrait s’accentuer.

Résumé du rapport, 

Indices et données ,

Pays

LAOS : fluoration du sel

2013-02-11 09.29.15Du 10 au 18 Février 2013, J.Abellard, B.Decroix, F. Courtel et G.Empis ont fait un état des lieux du projet de fluoration du sel Iodé et fluoré au Laos. La phase pilote de commercialisation avec un producteur s’achève (2011-2012). Cette évaluation, réalisée auprès des différents acteurs de ce programme, a permis de faire un bilan sur le projet de fluoration du sel iodé et fluoré en RDP Laos.

La technique de fluoration  et d’iodation du sel est  bien maîtrisée par le producteur de Khok saath et son personnel,  le contrôle de qualité du sel produit répond aux normes fixées par le ministère de la santé (250ppm). La distribution par des grossistes qui eux-mêmes vendent à des commerçants fonctionne. Enfin l’information des consommateurs sur les vertus du sel fluoré au moyen de campagnes de communication (affiches, dépliants, radios…) a commencé et va s’intensifier. L’objectif est maintenant d’étendre  la production de sel iodé et fluoré  à  un nouveau  producteur.

Etat des lieux et perspectives fluoration du sel au Laos – Février 2013

2013-02-12 02.39.20Du 23 au 29 mars:  Mission de Michel Martuchou au Laos pour l’extension au producteur de Veunkham  de la fluoration
et iodation du sel, avec le soutien de la Fondation Salins.

2013-02-12 07.40.02TdR M.Martuchou- Mars 2013

Le 5 avril, un séminaire sur le sel iodé et fluoré réunira une vingtaine de décideurs du ministère de la santé, du ministère du commerce et de l’industrie, des producteurs et de l’université. Il sera animé par le Pr Prathip Phantumvanit, expert OMS et François Courtel , responsable régional de l’AOI.

Etude sur la production du sel au Laos – mars 2013

LADAKH : la fin d’un monde ? Philippe Bourgain

Plaquette-2 P Bourgain

Philippe Bourgain  a effectué de nombreuses missions avec l’AOI.
Il publie un livre, et par ce travail de plus de deux années, il veut faire
partager son grand attachement à cette partie du globe et
surtout à ses habitants, qu’ils soient Ladakhis ou Tibétains.

Philippe va participer à différents salons du livre et manifestations associatives et culturelles (voir la rubrique « rendez-vous » sur le site des Éditions du Toulourenc) où vous pourrez le rencontrer…

Une fois les frais d’édition amortis, les bénéfices seront reversés à des associations
de défense du peuple tibétain.

N’hésitez pas à communiquer ce lien à votre entourage.

Merci de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce travail.

224 pages – 180 photos
Format 23 x 28,5 cm

26 € + 4 € de participation aux frais d’envoi

Commander par mail, ou par courrier postal, en communiquant vos coordonnées exactes, adresse, n° de téléphone et en envoyant un chèque libellé à:

Philippe BOURGAIN Le Village 26170LA ROCHE SUR LE BUIS

bourgainpmc@gmail.com



Renoncements aux soins bucco-dentaires des plus démunis : réalités et réponses

Séance AOI – Renoncements aux soins- I.Thiébot, F.Augereau-  Le Chirurgien-Dentiste de France n° 1558-1559 – 24-31 Janvier 2013  Téléchargez

Le secteur dentaire arrive au premier rang pour les renoncements aux soins.  La problématique est multifactorielle.  Le système de santé devrait permettre l’accès aux soins d’une population en situation précaire. Les praticiens constituent une offre de soins compétente, des dispositifs de protection sociale spécifiques ont été mis en place. Pourtant, entre le besoin et la demande de soins, entre la demande et l’offre, patients et professionnels ne se croisent plus ou que ponctuellement.

Quelles réponses sont proposées et expérimentées ? Comment avancer ? Autant de questions sur lesquelles l’AOI,  lors de sa conférence à l’occasion du congrès ADF,  a donné la parole à différents acteurs pour qu’ils apportent leurs éclairages, puissent se rencontrer, s’écouter, chercher à comprendre les difficultés de chacun, regarder ce qui se fait… Et envisager des évolutions.

 

Testez vos connaissances – Renoncements aux soins dentaires et précarité en France

Renoncements aux soins dentaires et précarité en France

Testez vos connaissances sur la protection sociale dentaire pour les plus démunis.

Pour certaines questions, plusieurs réponses sont possibles.

Q1 – Pour bénéficier de la CMU complémentaire, les ressources mensuelles moyennes d’une personne seule doivent être inférieures à :

a –             661 €

b –             893 €

c –          1 028 €

R:     a   – Pour bénéficier de la CMU complémentaire, les ressources mensuelles moyennes d’une personne seule doivent être inférieures  661 euros. Ce montant comprend la totalité des ressources perçues, y compris les allocations sociales (ex : les allocations familiales,  l’aide au logement ou un montant forfaitaire de 56 euros en cas d’hébergement gratuit.)

Q2 -Les prestations dentaires prises en charge par l’ Aide Médicale d’Etat (AME) et la CMU complémentaire sont identiques :

a –          oui

b –          non

R :     b  – Les prestations dentaires prises en charge par l’AME et la CMU complémentaire ne sont pas identiques. Les prestations dentaires couvertes par l’AME sont limitées au tarif de base de la sécurité sociale.  La CMU-C couvre des actes  comportant des dépassements d’honoraires (prothèses et orthodontie) dans la limite des plafonds prévus par décret.

Q3 – Les bénéficiaires du RSA socle (ancien RMI) ont droit à la CMU complémentaire :

a –          sous certaines conditions

b –          systématiquement

R :  b  –  Les bénéficiaires du RSA socle (ancien RMI) ont droit la CMU complémentaire systématiquement. Le montant mensuel du RSA socle étant de 475 euros, donc inférieur au plafond de ressources de la CMU-C, le droit à la CMU-C est acquis à tous les bénéficiaires du RSA. Mais ils doivent en faire la demande.

Q4 – L’ACS est :

a –          l’allocation pour un contrôle santé (bilan gratuit)

b –          l’aide pour une complémentaire santé

R :   L’ACS est l’aide pour une complémentaire santé. L’aide à la complémentaire est un forfait qui paye tout ou partie des cotisations à une complémentaire santé. Elle est accordée à des personnes dont les revenus sont compris entre le plafond de ressources de la CMU et ce plafond majoré de 35% (893€ pour une personne seule)

 Q5 – Vers quelle structure orienterez-vous, de préférence, un patient, ayant des ressources supérieures au plafond de la CMU-C, qui vous dit ne pas pouvoir entreprendre des travaux de prothèse en raison de ses faibles revenus ?

a –          Centre communal d’action sociale (Mairie)

b –          CPAM

c –          Associations

d –          autres

R :   bUn patient, ayant des ressources supérieures au plafond de la CMU-C,  qui vous dit ne pas pouvoir entreprendre des travaux de prothèse en raison de ses faibles revenus peut être orienté vers la CPAM. Pour financer de la prothèse (en partie ou en totalité), la CPAM  peut octroyer des aides ponctuelles (fonds pour des dépenses exceptionnelles de santé). Le montant attribué est fonction des ressources.

Q6 – Les PASS (Permanences d’Accès aux Soins de Santé) dentaires sont des services hospitaliers qui :

a –          accueillent le public sans droits sociaux ouverts

b –          ouvrent les droits à la CMU complémentaire

c –          font des soins esthétiques gratuits (blanchiment…)

d –          ont un service social d’accompagnement

e –          font parfois des soins

f –          orientent parfois vers d’autres structures de soins

R :   a – d – e – f

Les PASS (permanences d’accès aux soins de santé) dentaires sont des services hospitaliers qui

– accueillent le public sans droits sociaux ouverts

– ont un service social d’accompagnement

– font parfois des soins

– orientent parfois vers d’autres structures de soins

 Q7 – Un patient qui a une mutuelle, et éventuellement une ACS pour la financer, peut obtenir une aide ponctuelle de la CPAM pour des dépenses de prothèse :

a –          oui

b –          non

R :   aUn patient qui a une mutuelle, et éventuellement une ACS pour la financer, peut obtenir une aide ponctuelle de la CPAM

Oui, dans la mesure où le remboursement de la mutuelle ne couvre pas le montant total du reste à charge.

Si vous cherchez des précisions sur cet aspect, vous pouvez vous rendre sur le site sur lequel vous trouverez de multiples autres détails sur l’accès aux soins dentaires

Isabelle Thiébot

Film : Réduction des risques d’infections liées aux soins au Cambodge

Ce film montre le travail et l’approche de l’AOI à partir de l’exemple du Cambodge où l’ONG intervient en appui conseil  à l’équipe du ministère de la santé.

 En milieu hospitalier et dans les centres de santé, l’enjeu majeur est d’adapter les programmes d’hygiène en fonction du contexte particulier et des ressources locales, dans un souci d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
Des méthodes et des protocoles simples et bien respectés sont une garantie par rapport au risque de contamination croisée. Un film  a été réalisé en juin 2012 au Cambodge et au Laos avec le soutien de l’AFD et d’UNIDENT.

Cambodge : Des outils de formation pour la sécurité des soins

Les risques d’infections nosocomiales (hépatite B, C, VIH/SIDA, tuberculose,…)  lors de soins dentaires, sont élevés lorsque les protocoles de soins et l’équipement sont déficients. Les compétences du personnel dentaire et la qualité de l’équipement, au Cambodge, comme dans la plupart des pays en développement, exposent la population à des risques. Le Ministère de la Santé a décidé de former tout le personnel dentaire dans cette discipline, l’AOI apporte son soutien dans ce domaine.

L’approche retenue est de développer des outils de formation qui seront diffusés à toute la profession, basée sur 3 outils : vidéo, posters, guides pratiques.

Les guides pratiques avaient été élaborés en 2009 et diffusés en 2010.

En 2012 plus de 3000 posters (P1, P2,P3 ,P4,P5,P6) ont été finalisés et imprimés. Une partie a été diffusée dans les hôpitaux, centres de santé et faculté dentaire. En 2013 cette diffusion sera étendue et l’ensemble des posters seront donnés aux professionnels dans le secteur public et privé (600 dentistes, 250 infirmiers dentaires).

Une vidéo de sensibilisation a été réalisée en 2012, montrant les principaux risques lors des soins et les bonnes pratiques à mettre en place. L’approche retenue a été de réaliser un film ludique avec un acteur célèbre au Cambodge qui joue le rôle d’un dentiste très brouillon et dangereux pour ses patients. Ses fautes étant commentées et corrigées par un confrère effectuant les bonnes pratiques. La présence d’un acteur connu facilite la diffusion de cette vidéo et suscite l’intérêt des professionnels.

Les DVD sont en cours d’impression et seront diffusés fin 2012 à 600 chirurgiens- dentistes, 250 infirmiers dentaires et à deux universités (200 étudiants).

Les posters et la vidéo ont été réalisés avec le soutien de l’AFD et de la société Unident