Analyse de livre parue dans la revue « Santé Publique »

imagesEn finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté
Jean-Christophe Sarrot, Bruno Tardieu, Marie-France Zimmer, Préface Dominique Baudis
Ivry-sur-Seine (France) : Coédition Éditions de l’Atelier, Collection Social ECO HC ; 2014. 220 p
Alors que les inégalités sociales de santé constituent une priorité de santé publique, il est bon de lire, relire et faire lire ce petit livre (220 pages, quand-même, mais en format In-12), seconde édition, enrichie, d’un opuscule paru en 2013, et préfacé par Dominique Baudis, alors Défenseur des droits. Les 33 000 exemplaires de ce premier tirage ont été diffusés en moins d’un an. En 2014, pour un prix de 5 €, permis grâce à la solidarité inter-associative, ATD Quart Monde nous apporte 104 réponses argumentées, bibliographie à l’appui, à des assertions fréquemment entendues dans la population mais aussi de la part des professionnels.

Dans Politis, lors de la publication de la première édition, Ingrid Merckx citait brièvement quelques-unes des réponses :

« Oui, le système de protection sociale atténue les impacts de la pauvreté. Non, les gens qui vivent à la rue ne l’ont pas choisi. Si, les sans-abri veulent travailler : en 2001, 36 % étaient en recherche d’emploi. Non, la pauvreté ne peut pas arriver à tout le monde : elle résulte d’un cumul de difficultés (rupture familiale, licenciements, placements dans l’enfance). En revanche, la peur de se retrouver sans domicile est très répandue. Non, les pauvres ne font pas des enfants pour toucher les aides : malgré les aides, choisir d’avoir des enfants, c’est choisir de vivre avec moins d’argent par personne. Non, les pauvres ne profitent pas des aides : le taux de non-recours atteint 50 % pour le RSA, 29 % pour la CMU complémentaire, 62 % pour le tarif spécial solidarité d’EDF, 50 à 70 % pour les tarifs sociaux dans les transports urbains. Non, on ne gagne pas plus avec le revenu de solidarité active (RSA) qu’avec le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : les familles qui galèrent avec le Smic galèrent encore plus avec le RSA. Oui, les pauvres peuvent posséder un téléphone portable et un écran plat : mais ce ne sont pas des indicateurs de richesse, contrairement au fait de posséder une voiture ou de manger de la
viande, par exemple. Non, les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) n’en profitent pas pour faire des soins de confort : leur consommation de soins est légèrement supérieure à la moyenne mais leur état de santé moins bon. Si, les pauvres paient des impôts : ils échappent à l’impôt sur le revenu mais paient la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les taxes sur les alcools et le tabac. »
Point n’est besoin d’argumenter plus avant. Dans son avant-propos, Marie-France Zimmer écrit « Les préjugés sur les pauvres sont trop répandus dans notre société. […] Pour  répondre à tout ce que l’on entend sur eux et sur nous, il est important de se référer à des
études et des chiffres officiels. Vous n’imaginez pas combien c’est vital pour nous ». Marie-France, membre de la Délégation nationale d’ATD Quart Monde France, sait ce que pauvreté veut dire et peut légitimement parler à la première personne. « Les pauvres sont les meilleurs experts de la pauvreté » disait Joseph Wresinski, fondateur d’ATD. Les écouter, les considérer dans leur richesse d’experts de ce qu’ils vivent, et dans leurs autres richesses, agir contre les préjugés, c’est lutter contre les inégalités sociales, et ce petit livre
peut y contribuer.
Jean-Pierre Deschamps

Analyse de livre  parue dans Santé Publique 2014/6 (Vol. 26)

Cambodge : les avancées – Septembre 2013

Objectif du projet : Appui au développement de la santé publique dentaire au Cambodge

cb-mapObjectif 1 : Mettre en place un programme de promotion de la santé dentaire adapté

Les activités programmées ont été mises
en place conformément au programme prévisionnel.

  • Le programme de santé scolaire avec Fit For School est appliqué avec succès dans les 10 écoles pilotes. Les modalités d’intégration
    au système d’approvisionnement du ministère de l’éducation et les étapes pour l’extension sont en cours de négociation.

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  • La dernière session de formation
    concernant le diplôme universitaire
    en endodontie/restauratrice aura lieu
    en décembre 2013 et permettra donc
    de clôturer la formation de formateurs.
  •  Concernant le contrôle de qualité des dentifrices fluorés, les analyses en laboratoire en Thaïlande et aux Pays-Bas ont été effectuées en 2013. Les résultats montrent une nette amélioration de la qualité des dentifrices dépassant les objectifs initiaux du projet puisque 95% des dentifrices disponibles sur le marché présentent
    des taux de fluor conformes aux standards européens (l’objectif initial était de 90%).

Objectif 2 : Réduire les risques de contaminations croisées lors des soins dentaires

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  • Une évaluation de la faculté dentaire dans ce domaine sera réalisée début décembre 2013, elle permettra
    de mesurer les progrès réalisés dans le domaine de
    la prévention des infections liées aux soins.
  • Les 1000 DVD et posters imprimés en collaboration avec le ministère de la santé ont été distribués au personnel dentaire du pays. Ces supports sont maintenant utilisés dans les universités lors des formations réalisées par le ministère de la santé et dans les hôpitaux et centres de santé en province. Les évaluations à mi-parcours réalisées dans les hôpitaux montrent une nette amélioration des pratiques en hygiène (voir objectif n°3).

Objectif 3 : Améliorer l’accès à des soins de qualité dans le secteur public

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  • Il était prévu initialement 6 hôpitaux supplémentaires pour cette dernière année du projet, mais cet objectif a été révisé à la hausse. L’expérience acquise au cours des tranches précédentes et le partenariat avec la GIZ sur ce volet ont permis la réalisation de 8 hôpitaux complémentaires (Siem Reap, Battambang, Od South, Chouk, Angkor Chei, Svay Rieng, Neak Lueng, Pursat). L’objectif initial du projet sera donc respecté sur le plan quantitatif (14 hôpitaux) et dépassé au niveau qualitatif (puisque 3 hôpitaux ont été rénovés de façon intégrée comprenant la petite chirurgie, la maternité et le service dentaire).
  • Concernant l’appui aux centres de santé, 4 centres de santé supplémentaires ont été réalisés en 2013, 5 centres de santé seront réalisés fin 2013. L’objectif révisé de 10 centres de santé sera donc respecté.

Une évaluation finale mesurant les progrès réalisés en hygiène et l’évolution de la fréquentation des services sera effectuée en décembre 2013.

Objectif 4 : Renforcement des compétences en santé publique et appui aux cadres de la santé

L’équipe du ministère a pu bénéficier de formations complémentaires et de travail sur
le terrain complémentaire en 2013. Ils ont acquis de fortes compétences et sont capables de mener les activités programmées de façon satisfaisante. L’AOI envisage sereinement son désengagement vu la motivation et la qualité des partenaires cambodgiens.

Objectif 5 : Sensibiliser les acteurs de la santé au développement

Une nouvelle publication dans la presse professionnelle sur le projet Cambodge a été réalisée en 2013.

adf2013Un bilan sur le projet AOI au Cambodge depuis 1998 sera présenté lors du congrès de l’ADF (Association Dentaire Française) le  vendredi 29 novembre 2013.

 

Evaluation externe :

Il est programmé une évaluation finale du projet avec le F3E, les termes de référence sont en préparation.

Ce projet est  réalisé avec le soutien  de AFD_rvb_v2 et  de  unident-logo-300x99

Pour en savoir plus

Laos : Rencontre avec Gwenaelle Empis, coordinateur de programme

OuvertureDepuis mars 2010, Gwenaëlle Empis est chef du projet AOI au Laos.
Elle en assure la planification technique et financière, l’appui méthodologique et la coordination avec l’ensemble des partenaires.
Dans une courte interview, elle fournit un éclairage sur son  rôle mais aussi sur  le projet, les différents acteurs, la collaboration avec les équipes de  terrain et les relations avec les partenaires.
Le Chirurgien-Dentiste de France
n° 1583-1584 – 18-25 juillet 2013
Pour en savoir plus… Téléchargez l’article

Cambodge : Réhabilitation d’un hôpital

Cambodge Paysage Présente au Cambodge depuis 1998, l’AOI accompagne l’équipe du ministère de la Santé
et l’aide à réaliser ses projets grâce à un appui technique et financier.

Dans le cadre du programme national de lutte contre les infections nosocomiales, 14 hôpitaux et 10 centres de santé ont été identifiés afin de devenir des services « modèles ». salle  de stérilisationParmi ceux-ci  9 hôpitaux
et 1 centre de santé ont déjà été réhabilités.

Présentation de la méthodologie, des différentes étapes et premier bilan avec l’exemple de l’hôpital
de Prey Chor.

Le Chirurgien-Dentiste de France
n° 1575-1576 – 23-30 mai 2013

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OCDE : Le décrochage de l’aide aux pays pauvres se poursuit

logooecd_fr03/04/2013 – L’aide au développement a reculé de 4 % en valeur réelle en 2012, après avoir baissé de 2 % en 2011. Dans plusieurs pays, la poursuite de la crise financière et des turbulences dans la zone euro a conduit les pouvoirs publics à donner un tour de vis budgétaire, décision qui a eu un impact direct sur l’aide versée aux pays pauvres. On observe en outre un redéploiement notable de l’aide des pays les plus pauvres vers les pays à revenu intermédiaire. Cependant, d’après l’enquête du Comité d’Aide au Développement (CAD) sur les plans de dépense indicatifs des donneurs, un redressement modeste des niveaux d’aide est attendu en 2013.

Résultats des différents donneurs
Les donneurs les plus généreux, en volume, ont été les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et le Japon. De leur côté, le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède ont à nouveau dépassé l’objectif de 0,7 % du RNB fixé par les Nations unies. Neuf pays ont enregistré une hausse de leurs apports nets d’Aide Publique au Développement (APD) en termes réels, ceux dans lesquels ce mouvement a été le plus marqué étant l’Australie, l’Autriche, la Corée,  l’Islande (qui a rejoint le CAD en 2013) et le Luxembourg. Quinze pays ont observé une tendance inverse, les variations à la baisse les plus prononcées s’étant produites en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal, qui ont été les pays les plus durement touchés par la crise de la zone euro.

Pour la France, la baisse  de l’APD est de 1,6% entre 2011 et 2012. Elle a consacré 0,45% de son revenu national brut (RNB) à l’APD en 2012, contre 0,46% en 2011 et 0,50% en 2010. La part consacrée aux dons baisse elle aussi, malgré les besoins pressants de lutte contre la pauvreté dans les 17 pays prioritaires pour la politique française de développement.

Pour en savoir plus :Site de l’OCDE ,  site de coordination Sud

 

PNUD : Rapport sur le développement humain 2013 – Indices et données par pays

PNUDLe Rapport sur le développement humain 2013,  «L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié», examine le changement profond de la dynamique mondiale guidée par les puissances rapidement émergentes du monde en développement et les conséquences importantes de ce phénomène pour le développement humain. Le rapport identifie plus de 40 pays dont les progrès en matière de développement humain au cours des dernières décennies ont été plus rapides que prévu et se sont intensifiés durant les dix dernières années. Le rapport analyse les causes et conséquences des réalisations de ces pays ainsi que leurs défis actuels et futurs.

A retenir

  • Aujourd’hui, les pays du Sud dans leur ensemble fournissent près de la moitié de la production mondiale, contre un tiers en 1990
  • L’Amérique latine, inversement aux tendances globales, a vu chuter ses inégalités de revenu depuis 2000
  • Il existe une corrélation positive entre les investissements publics antérieurs dans des infrastructures sociales et physiques et les progrès réalisés dans l’indice de développement humain
  • Les pays en développement entretiennent davantage de relations commerciales entre eux qu’avec les pays du Nord, et cette tendance pourrait s’accentuer.

Résumé du rapport, 

Indices et données ,

Pays

LADAKH : la fin d’un monde ? Philippe Bourgain

Plaquette-2 P Bourgain

Philippe Bourgain  a effectué de nombreuses missions avec l’AOI.
Il publie un livre, et par ce travail de plus de deux années, il veut faire
partager son grand attachement à cette partie du globe et
surtout à ses habitants, qu’ils soient Ladakhis ou Tibétains.

Philippe va participer à différents salons du livre et manifestations associatives et culturelles (voir la rubrique « rendez-vous » sur le site des Éditions du Toulourenc) où vous pourrez le rencontrer…

Une fois les frais d’édition amortis, les bénéfices seront reversés à des associations
de défense du peuple tibétain.

N’hésitez pas à communiquer ce lien à votre entourage.

Merci de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ce travail.

224 pages – 180 photos
Format 23 x 28,5 cm

26 € + 4 € de participation aux frais d’envoi

Commander par mail, ou par courrier postal, en communiquant vos coordonnées exactes, adresse, n° de téléphone et en envoyant un chèque libellé à:

Philippe BOURGAIN Le Village 26170LA ROCHE SUR LE BUIS

bourgainpmc@gmail.com



Renoncements aux soins bucco-dentaires des plus démunis : réalités et réponses

Séance AOI – Renoncements aux soins- I.Thiébot, F.Augereau-  Le Chirurgien-Dentiste de France n° 1558-1559 – 24-31 Janvier 2013  Téléchargez

Le secteur dentaire arrive au premier rang pour les renoncements aux soins.  La problématique est multifactorielle.  Le système de santé devrait permettre l’accès aux soins d’une population en situation précaire. Les praticiens constituent une offre de soins compétente, des dispositifs de protection sociale spécifiques ont été mis en place. Pourtant, entre le besoin et la demande de soins, entre la demande et l’offre, patients et professionnels ne se croisent plus ou que ponctuellement.

Quelles réponses sont proposées et expérimentées ? Comment avancer ? Autant de questions sur lesquelles l’AOI,  lors de sa conférence à l’occasion du congrès ADF,  a donné la parole à différents acteurs pour qu’ils apportent leurs éclairages, puissent se rencontrer, s’écouter, chercher à comprendre les difficultés de chacun, regarder ce qui se fait… Et envisager des évolutions.